Leçons de La Neuvaine

Leçons de La Neuvaine

Je ne tarirai jamais de mots pour exprimer l’admiration que j’ai pour le réalisateur québécois Bernard Émond. À l’ère du spectaculaire, de la sensation forte, du superlatif, de la surcharge visuelle, de l’inflation médiatique, de la rapidité, de l’instantané, les films d’Émond constituent de fabuleux havres de sobriété et de simplicité. Alors que même la plupart des films indépendants ou de répertoire n’échappent pas à une certaine surenchère cinématographique, ceux d’Émond nous montrent une réalité des plus dépouillées, semblant atteindre jusqu’à la substantifique moelle des affaires humaines.

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