Ars Rhetorica #4: Puissance de la grisaille

Ars Rhetorica #4: Puissance de la grisaille

Même le discours le plus rationalisant, le plus littérairement rêche et gris fait de sa grisaille un procédé rhétorique: celui par lequel il prétend justement être au-dessus des procédés rhétoriques et, corollairement, que tout son contenu découle d’une dialectique froide et impartiale. Ou mieux: d’une dialectique divine. Lire la suite « Ars Rhetorica #4: Puissance de la grisaille »

L’ombre de nos idées

L’ombre de nos idées

Quiconque fréquente avec assiduité la société des créatures de l’esprit découvre peu à peu que malgré leur nature éminemment abstraite, elles manifestent parfois des caractères qui rappellent d’une manière étonnante ceux qui sont le propre des objets tangibles. Il arrive par exemple que les concepts se comportent comme s’ils étaient constitués de matière, et comme s’ils s’enchâssaient dans l’espace, y manifestant quelque solidité, quelque opacité. En effet, de la même façon que les objets qui ont leur place entre le soleil et la surface de la terre viennent obscurcir une partie de cette dernière, les concepts, lorsqu’ils se trouvent exposés à la lumière de l’esprit, projettent alors très souvent une ombre qui vient tapisser l’arrière-fond de la pensée. Et comme tout ce qui ne se présente pas à nos yeux dans la pleine clarté, notre attention est rarement dévolue au contenu de cet arrière-fond. Lire la suite « L’ombre de nos idées »