Splendeurs et misères de la métaphysique

Splendeurs et misères de la métaphysique

J’ai toujours eu un faible pour le mot métaphysique – d’abord parce qu’il sonne bien, parce qu’il est phonologiquement excitant, mais aussi pour tout ce tendre monde de spiritualité et d’abstraction qu’il évoque. Car, au risque de provoquer quelque surprise chez le lecteur, j’ai effectivement une affection particulière pour tout ce qui concerne l’esprit ainsi que ses abstraites créatures. En fait, pour être plus exact, c’est la vie que j’aime – le travail de l’esprit n’étant finalement qu’un moyen – certes misérable – de lui rendre gloire, d’en exprimer les moindres nuances, de magnifier les fulgurantes pérégrinations de l’aventure humaine. Or, la métaphysique, avec ses envolées olympiennes et ses sentences palatiales, semble toucher la pointe la plus profonde de cet univers spirituel – ou du moins, elle en exprime certainement la nostalgie. Lire la suite « Splendeurs et misères de la métaphysique »

L’aurore de la pensée

L’aurore de la pensée

J’ai récemment affirmé, en ces lieux de perdition, l’importance que devrait revêtir la rhétorique en philosophie, et cela même si l’usage de ce terme m’hérissait l’épiderme, de peur de me voir accolé l’étiquette infamante de sophiste, c’est-à-dire de charlatan philosophique. Plus précisément, j’affirmais que cette importance se justifiait de par la prééminence de la réflexion dans l’acte de philosopher, la réflexion étant principalement stimulée par le truchement de l’émotion que s’évertue à cerner la rhétorique. Or, une affirmation d’une telle gravité demande certainement de plus amples développements, ne serait-ce que pour rassurer le lecteur pris d’angoisse à l’idée que son dévoué serviteur puisse avoir perdu la tête. Que l’on respire donc un grand coup avant de bien vouloir me suivre au travers de cette nouvelle aventure au pays de l’esprit. Lire la suite « L’aurore de la pensée »

Compréhension et réflexion

Compréhension et réflexion

Comme le lecteur le sait, j’ai déjà traité en ces lieux de la place qu’occupe, ou plutôt que devrait occuper la philosophie dans l’écosystème de la pensée, par le moyen de l’analogie du navire – un morceau qui, à toute fins utiles, est déjà passé à la postérité. En revanche, je n’ai pas du tout traité de l’acte de philosopher lui-même. Je me propose donc ici de commencer à travailler sur ce thème inépuisable – et que l’on aime d’ailleurs à savoir inépuisable, car les philosophes ont la sagesse de ne pas se garder de la volupté de parler de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font. Lire la suite « Compréhension et réflexion »