L’isolation rationaliste

L’isolation rationaliste

L’un des grands écueils de la pensée rationaliste ayant cours en Occident depuis l’avènement de la modernité, c’est qu’elle nous fait ramener les choses du monde et de la pensée à des éléments unitaires, isolés et supposément autonomes. Si la raison est effectivement un instrument qui tranche le réel et le débite en menues petites rondelles, seul le rationaliste s’y abandonne au point de croire en un monde passé au hachoir. Par exemple, sous l’égide d’une pensée rationaliste, la forêt n’en est plus une : c’est un agglomérat d’arbres. Et l’arbre n’en est plus un : c’est un agglomérat de feuilles et de branches. De même que la société n’en est plus une : c’est une masse d’individus atomisés et soi-disant « libres » (j’ai des haut-le-cœur à la seule écriture de ce mot). Lire la suite « L’isolation rationaliste »

Defeaco ergo sum

Defeaco ergo sum

Le temps était sans doute venu de rompre la grâce de cet espace blogosphérique au moyen d’une bonne grosse proposition scatologique. Tout commençait à y devenir si aimable, si édifiant que j’en hoquetais d’angoisse. C’est plus fort que moi: lorsque l’amabilité se déploie en trop fortes doses autour de ma personne, mon esprit se trouve envahi par tout un contingent de pensées vicieuses et impertinentes qu’il me tarde de répandre dans le monde, comme un clown mal embouché. Étrange retournement d’une bonne volonté qui cherche sa plénitude dans sa propre négativité. Lire la suite « Defeaco ergo sum »