Le totalitarisme guimauve

Le totalitarisme guimauve

À l’occasion d’un article coquinement intitulé Il faut rallumer Notre-Dame, que j’ai commis il y a quelque temps, non sans une certaine maestria, il m’est arrivé de décrire le monde d’aujourd’hui en utilisant l’expression de totalitarisme guimauve. Plus précisément, je qualifiais notre monde de la sorte parce que j’estimais qu’il est devenu « routinisé, préprogrammé, systémisé, bureaucratisé, sur-sécurisé ». J’affirmais aussi que nous y jouissons « de ces plaisirs préemballés que le marché saupoudre au-dessus de nos têtes, et qui ne nous font plus jouir depuis longtemps mais auxquels nous nous accrochons pour éviter de sombrer, ces petites choses empoisonnées qui émoussent petit à petit les zones érogènes de nos corps et qui finiront par nous rendre, si cela n’est déjà fait, complètement frigides ». Lire la suite « Le totalitarisme guimauve »

La fin du grand rêve

La fin du grand rêve

J’ai toujours été fasciné par la progression étonnamment rapide de la carrière de John Lennon. Que l’on y songe: en 1965, il n’est encore qu’une espèce de Backstreet Boy de luxe dont la principale fonction est de faire frémir les jeunes minettes à la sexualité encore recouverte du manteau oppressant de la religion. À peine deux années plus tard, en 1967, il devient l’un des grands prêtres idéalistes de la vague hippie en proclamant, un joint à la main, et quelques amphétamines dans le corps, le pouvoir rédempteur de l’amour et de la paix sur terre. Trois petites années passent encore et cette fois, le Lennon nouveau crie sa désillusion la plus complète à l’égard des idées grandioses des années soixante. Lire la suite « La fin du grand rêve »