Parfois, je me demande si, en ayant fait du nazisme et du totalitarisme une espèce de trou noir qui, par sa démesure, aspire toute autre espèce de vice, aimante toutes les propensions dont sont habités les parangons de la vertu à désigner le mal qui les entoure et qui réduit à des balivernes toutes les petites saloperies ordinaires du monde, Adolf Hitler n’a pas finalement mieux réussi que Jésus Christ lui-même à absoudre les hommes de leurs péchés.

3 réflexions sur “Chroniques de la vie mutilée #5: Saint Adolf

  1. Il n’y a pas à se demander, la réponse est oui. En faisant d’Hitler un fou, tout est permis.

    Je crois que l’aspect le plus marquant est qu’il était « mal cultivé », dans le sens où il avait beaucoup lu, mais qu’il n’a jamais douté de ce qu’il avait lu, il choisissait ses lectures partialement, un peu comme certains hommes politiques qui sont convaincus qu’il n’y a qu’une seule voie possible, le capitalisme ou le néo-libéralisme. Hitler ajoutait à cela la haine des juifs (et des français) qui n’était as irrationnelle mais justifiait par ses lectures. Peut-être pourrait-on dire qu’il était « bête », dans le sens il était convaincu d’avoir raison ? Ce qui est alors étonnant, c’est que les gens aiment ceux qui sont ainsi, qui croient savoir où il faut aller, ce qu’il faire. Même lorsque les Russes encerclaient Berlin, les Allemands étaient convaincus qu’Hitler allait sauver la situation.

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  2. Il faut dire que les allemands étaient complètement désinformés de la situation européenne réelle. Mais les hauts placés qui connaissaient la vérité étaient souvent prêts à sauter du bateau. Je pense à Himmler par exemple, qui a tenté de négocier l’après-Reich.

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    1. Le mensonge n’est pas le contraire de la vérité car la vérité n’est pas dans les faits. Vous voulez dire que les « hauts placés » mentaient aux allemands, mais c’est également le cas de nos hommes politiques. Nous croyons leurs mensonges parce que nous ne connaissons pas la vérité, ou plutôt nous croyons qu’elle est dans le faits. Aussi, ce qui nous empêche de nous absoudre de nos pêchés est de ne pas chercher la vérité. Socrate, Aristote ou Platon cherchaient la vérité, pas à désigner le mal. Jésus est le symbole de la révolte contre le pouvoir (romain). Il n’a jamais cherché à nous absoudre de nos pêchés, c’est un mensonge de la religion qui cherche à désigner le mal. Hitler est l’un des symboles de la guerre. Il faisait la guerre pour les mêmes raisons que tous ceux qui font des guerres. Cela ne nécessitait pas de massacrer les juifs, c’est cela qui en fait le symbole du mal. L’objet du mensonge est de faire le bien pour justifier la vérité que personne ne connaît. La vérité est que l’Allemagne avait été volée et qu’elle n’avait d’autre solution que de faire la guerre. Le mensonge était que le peuple Allemand était le plus courageux et le plus intelligent, ce qui justifiait la guerre, mais aussi le massacre des juifs. C’est cela qui ne « colle » pas. Peut-être qu’Hitler ne savait pas qu’il mentait, ce qui expliquerait ce massacre gratuit et sans fondement, et peut-être qu’Himmler le savait comme d’autres. C’est peut-être là la clef qui pourrait permettre de comprendre le nazisme. Une idéologie serait quand nous mentons sans le savoir, ce qui conduit au mal ?

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