Écosophie #1: l’art d’habiter le monde

Écosophie #1: l’art d’habiter le monde

Pour ceux et celles qui ne l’ont pas encore réalisé, j’annonce que les jours de notre civilisation sont comptés. Ou du moins, que les jours de notre paradigme actuel quant à la façon d’habiter le monde – soit la façon moderne, qui consiste à viser un perpétuel accroissement de notre arsenal d’objets – sont comptés. Je ne ferai pas la démonstration de cette annonce dans la mesure où les preuves affluent un peu partout des multiples organismes scientifiques de la planète et qu’elles sont éminemment faciles à trouver sur le Web. Qu’il nous suffise ici de rappeler que les ressources énergétique de la planète sont en train de s’épuiser et que le climat se réchauffe à vitesse grand « V ». Pour ces deux raisons, c’est un fait indisputable que le système Terre ne pourra pas soutenir encore très longtemps l’état actuel des choses.

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La fin de l’été

La fin de l’été

La vie m’a enseigné qu’il y a toujours quelque chose à apprendre d’une promenade en forêt. Non pas forcément quelque chose à propos des végétaux, des animaux ou de la vie de la forêt en tant que telle – quoi que cela puisse certainement s’avérer, mais plutôt à propos de soi-même ou encore, si l’on a l’heur de faire une promenade en bonne compagnie, à propos de cette compagnie elle-même ou à propos des autres en général. Le lecteur doit toutefois savoir que l’histoire philosophique que je vais maintenant raconter émane plutôt d’une promenade solitaire. Lire la suite « La fin de l’été »

Petite promenade sur novembre

Petite promenade sur novembre

Qu’il est curieux le plaisir de se promener, l’automne venu, dans la forêt afin d’observer les arbres se profiler dans leur plus simple apparat ! De prendre acte du ralentissement des choses, du déclin de nos amis végétaux, de l’épuisement de nos cousins animaux !  Quel bonheur étrange ! Est-ce que notre cœur ne devrait pas plutôt pencher tout entier vers la dansante surabondance de l’été ou vers la frénésie montante du printemps ? N’est-ce pas après tout dans ces chaleureuses circonstances que la force de la vie se rend le plus palpable à notre esprit ? Du moins, c’est ce qu’il peut nous sembler mais pourtant, il n’en est pas tout à fait ainsi: que l’automne soit à même de nous soulever lui aussi implique que la disette, l’étiolement et la chute aient également leur petit charme particulier. Lire la suite « Petite promenade sur novembre »